28 juin 2009
 

Le chemin Fais'Art à la une d'un ouvrage de référence

Paru en 2008, un livre sur la pierre de Volvic

Copyright : B.BARON -Admin Juin 2009 - Chemin Fais'ART - Gilles Perez

Volvic une pierre et des hommes Collectif sous la direction de Yves CONNIER

Ce n'est pas par hasard qu'une oeuvre de Gilles Perez, située sur le chemin Fais'art, a fait l'objet de la couverture du livre "Volvic, une pierre et des hommes" sous la direction de Yves Connier. Nous vous invitons à lire cet ouvrage de référence, écrit par un collectif de spécialistes universitaires et auvergnats.
Résumé
Dans la seconde moitié du XIIe siècle, les bâtisseurs auvergnats mettent en oeuvre tout l'éventail des pierres disponibles dans leur région. L'enthousiasme fouisseur des carriers amène à la lumière une lave jusqu'alors inexploitée : la pierre de Volvic, qui participe localement à la fin de la fièvre constructive romane. Rapidement reconnue pour ses qualités exceptionnelles, cette pierre séduit dès le XIIIe siècle les trois principaux centres urbains, Clermont, Riom, et Montferrand pour leurs édifices publics, religieux ou privés. Dès le début, la profession des peyradous (carriers, tailleurs de pierres, sculpteurs), se constitue en une véritable chaîne fourmillante entre Volvic et le bassin de Clermont-Riom. Au fil des siècles, les usages spécifiques de la pierre – croix, fontaines, monuments funéraires – lui servent d'ambassadeurs au-delà de l'Auvergne, à Paris par exemple. Le dix-neuvième siècle voit naître l'Ecole d'Architecture de Volvic, unique formation régionale aux métiers de la pierre. À cette époque, l'industrie chimique, dans l'Europe entière, devient un débouché important, entraînant une exploitation intense. L'émaillage de la lave, connu au XIXe mais développé au XXe, est une application connue sous la forme de tables d'orientation et de parements décoratifs. À la Belle Époque, le secteur de la pierre fait vivre 1100 personnes et leurs familles, à Volvic et dans les envions. Que ce soit par des noms illustres d'artistes ou par des milliers d'anonymes, la communauté des métiers de la pierre a su préserver, du XIIe siècle à nos jours, des traditions à la fois paysannes et artisanales : le vin, le patois, les sobriquets, les fêtes religieuses ou profanes. Les savoir-faire de taille, sculpture, gravure et émaillage de la lave, auxquels il convient d'ajouter des formations récentes axées sur la valorisation du patrimoine bâti, font de Volvic un creuset de compétences séculaires et constamment renouvelées. Une dizaine d'auteurs aux approches complémentaires – géologie, taille de pierre et sculpture, histoire de l'art, sociologie et anthropologie des métiers – ont uni leurs efforts pour rédiger cet ouvrage.

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24 juillet 2008
 

Photos, Lumière, Sculptures...

Vingt six photos prises par l'administrateur du forum Photoscopistes, lors de leur sortie photographique au chemin Fais'ART, le 18 juillet 2008

Une vision, une lumière, des ambiances, une distanciation des sculptures de Gilles Perez...



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L'été inspire les photographes de tous horizons (suite).

Un panoramique photographique du chemin Fais'ART

Copyright : Photocopistes -Admin Juillet 2008 - Chemin Fais'ART
Toujours sur le forum Photoscopistes, un panoramique photographique du chemin, rendant à sa juste mesure l'importance du relief dans l'intégration des sculptures de Gilles Perez tout au long du Chemin Fais'ART. Merci à l'administrateur du forum des photoscopistes pour cette photo riche en lumière et en profondeur.
Pour visualiser en détails d'autres photos sur le chemin Fais'ART prises par les membres du forum Photoscopistes : Cliquez ici...

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L'été inspire les photographes de tous horizons...

Un ensemble de trente six photos, prises par Brigitte membre du forum Photoscopistes

Un ensemble de photos avec une très agréable lumière sur les sculptures de Gilles Perez. Un parcours photographique réussi...



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22 juillet 2008
 

Gérard Mouillaud : un diaporama sur le chemin Fais'ART

Vu sur le site internet Blocs Photos de Voyage

Un diaporama complet des sculptures de Gilles Perez. Le site propose de nombreux autres diaporama sur la région Auvergne. Nous vous invitons à y faire un tour.



Visiter le site Blocs Photos de Voyage : Cliquez ici...

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21 juillet 2008
 

Amelie - Sculpture en Bronze par Gilles Perez

Gilles Perez, met en vente un bronze original, numéroté et signé

(c) B.baron. Sculpture Bronze Gilles Perez













Descriptif

Statue Bronze Amélie :
Poids : 150 kg
Hauteur : 1m55

Socle Acier
Poids : 40 kg
Hauteur : 0,50cm

Création originale selon les techniques traditionnelles. Etude à l'argile échelle 1. Moule en elastomère et coulage à la cire perdue. Oeuvre originale coulée numéroté et signée par l'artiste. Prix de mise aux enchères : 24 500 €.
Pour visualiser en détails la sculpture en bronze : Cliquez ici...

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23 juin 2008
 

Un poster à télécharger

Pour tous ceux qui apprécient les œuvres de Gilles Perez et le Chemin Fais'Art...

Poster œuvre Gilles Perez - sculpture

Une exposition photo des sculptures monumentales aura lieue dans le dernier trimestre 2008. En avant première une des photos qui sera exposée

Les lieux d'expositions ne sont pas encore définitifs, de plus amples informations sur le blog fin août.
Télécharger le poster de taille 60cmx50cm au format PDF à l'adresse suivante : http://www.lespierresquimarchent.fr/PDF/poster_fais-art.pdf

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25 janvier 2008
 

Palais fantastique : le Palais Idéal du Facteur Cheval

Palais fantastique, seul exemple d’architecture de l’art naïf dans le monde, le Palais Idéal du Facteur Cheval témoigne de l’opiniâtreté d’un homme qui a voulu faire vivre son rêve.

Copyright : Hidehiko NAGAISHI et Emmanuel GEORGES / Coll Palais Idéal. Pendant sa tournée (32 km !), Joseph Ferdinand Cheval, facteur à Hauterives, petit village de la Drôme, manque de trébucher sur une pierre. Séduit par sa forme, due à l’érosion, il la conserve. C’est le déclic qui libère sa création, le palais dont il rêve depuis des années va pouvoir se réaliser. « Puisque la nature veut faire la sculpture, moi je ferais la maçonnerie et l’architecture ». Ce fils de cultivateur, pierre par pierre, va monter ce palais issu de son imagination itinérante. Rassemblant les pierres en petit tas le long des chemins parcourus lors de sa tournée, il revenait les chercher la nuit avec sa brouette, sa « fidèle compagne de peine », rallongeant sa tournée de 8 à 20 km. Sans compter le temps passé à la construction de l’édifice lui-même, de 1879 à 1912. « 10 *000 journées, 93 000 heures, 33 ans d'épreuves » ont, en effet, été nécessaires. Tandis que certains habitants des environs crient au fou, ou du moins à l’original, le facteur est considéré, par André Breton, comme un précurseur de l’art surréaliste et comme un pionnier de l’art brut par Dubuffet. En 1964, André Malraux, alors ministre de la culture, fait classer le palais parmi les monuments historiques. Monument historique ? « Tout ce que tu vois passant, est l’œuvre d’un paysan ». L’édifice, voulu comme un temple de la nature par Cheval, vous rappellera le Temple d'Angkor ou l'art de Gaudi, le bouddhisme, la sculpture moderne ou encore un paysage sous-marin. Chacun y verra ce qu’il voudra. Ferdinand Cheval voulait être enterré au cœur de son palais avec sa femme, « à la mode des rois pharaons ». L’idée ayant été refusée par l’administration, il s’est lancé dans la réalisation d’un nouveau tombeau dans le cimetière du village, le « Tombeau du silence et du repos éternel », où il fut enterré en 1924. En savoir plus sur le site du "Palais Idéal du Facteur Cheval". Cliquez-ici
Source : L'art du voyage en France

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11 novembre 2007
 

Quelles dates et quels noms pour demain ?
11 novembre & sculptures...

Sculptures monumentales , pacifistes, patriotiques ou non, les monuments aux morts font partie intégrante de l'histoire de la sculpture française du XX° siècle. En ce 11 novembre, un aperçu en signe de paix pour le monde de ce nouveau siècle...

peur, souffrance et mort.de Bourdelle Ces monuments ne sont-ils pas voués à l'oubli ? Le discours des morts aux vivants qui autrefois prenait force et vigueur dans la symbolique que les monuments engendraient, n'est-il pas destiné à ne devenir plus qu'un discours des morts aux morts ?

Signifiant-Signifié

La signification des monuments aux morts, ainsi que le discours de paix et de fraternité dénonçant la guerre et ses horreurs, ne se sont-ils pas émoussés au fil des années et à chaque fois que la com mune rajoutait des noms à la suite des premiers : 1939-1945, Guerre d'Indochine, Guerre d'Algérie, Liban, Afghanistan, Afrique, Moyen-Orient... ? Ajoutés, comme une liste qui ne cesse d'être non-exhaustive, sur une "sculpture-monument" inspirée par une autre guerre, par un artiste en réaction avec son temps et ses propres sensibilités, le "Monument" doit devenir un lieu de mémoire pour toutes les victimes de toutes les guerres et de tous les pays : un mémorial à la Paix (ci contre Capoulet et Junac en Ariège : peur, souffrance et mort.de Bourdelle)

L'esthétique de la Mort

L'art et plus particulièrement la sculpture a trouvé dans ces travaux , génaralement des commandes, un nouvel expressionisme post-romantique.entre religion et république. La mort glorifiée. Ces sculptures diffèrent tant par les thèmes que par les techniques : pierre de pays, marbre, granit, bronze ou stèles, voire mausolées. Du simple marbrier aux artistes reconnus dans les années 20, c'est tout un art qui voit le jour au lendemain de la première guerre mondiale, inspiré soit par la flamme patriotique, soit par le dégoût de la guerre. Les 4 caporaux fusillés de Souain

Les "Plus jamais ça !"

Certains artistes, guidés par leurs sentiments pacifistes, ont osés certains monuments atypiques, décriés. L'esthétique réside alors dans le témoignage et la douleur, comme certaines pleureuses, mère ou épouse ou bien encore crosses en l'air.
D'autres à la mémoire des fusiilés qui ne feront jamais l'unanimité jusque récemment.

La réconciliation

Le temps a passé depuis quatre-vingt dix années, les monuments sont toujours là, mais l'heure est à la réconciliation depuis le septenant de François Mitterand. Un exemple émouvant, en est la preuve.
A Biron, village de Dordogne, c'est Jochen Gerz un artiste allemand qui a restauré en 1996 le monument aux morts. Un monument original, à jamais inachevé.
artiste allemand, Jochen Gerz,monument de Biron En 1992, Marc Mattera, le maire de Biron, propose de restaurer l'ancien monument aux morts situé sur la place du village. "Biron est un village classé, explique-t-il. Toutes les rues avaient été remises à neuf. Ce monument en béton, qui datait des années 1920, était entièrement fissuré. Nous voulions le refaire en pierre jaune du Périgord, comme le reste du village. J'en ai parlé à l'architecte des Bâtiments de France qui m'a suggéré de confier la restauration à un artiste contemporain."
Un artiste allemand, Jochen Gerz, est choisi pour réaliser cette commande. Certains villageois, notamment ceux qui ont combattu lors de la Seconde guerre mondiale ont sursauté en entendant parler d'un Allemand. "Nous avons choisi Jochen Gerz, car il était l'auteur de plusieurs monuments contre le fascisme à Hambourg, poursuit le maire. Nous poursuivions le même combat contre la guerre en quelque sorte..."
Le projet, présenté devant tous les villageois, séduit et surprend. Jochen Gerz propose de restituer l'ancien obélisque en pierre de Dordogne et d'en réaffirmer la présence. "Le monument, explique-t-il, personne ne savait où il se trouvait. Il était là, au milieu du village, depuis longtemps, mais ni les habitants, ni les touristes ne s'en apercevaient. Il faisait donc référence à quelque chose de visible qui, avec le temps, semblait avoir disparu. (...) On s'était habitué à lui et on ne le voyait plus".
Comment réaffirmer la présence du monument ? Gerz pose une question "secrète" aux 127 habitants de Biron autour du thème : "Qu'est-ce qui est, selon vous, assez important pour risquer votre vie ?" Son oeuvre est constituée des réponses des villageois. Reproduites sous la forme de quelque sept lignes anonymes gravées sur des plaques émaillées, fixées au monument, au socle et au sol, ces phrases traitent de la valeur et du prix de la vie, de la liberté, du futur et de l'amour. Jochen Gerz a rencontré tous les habitants lors d'entretiens individuels et leur a posé la question restée secrète. Un seul a refusé de répondre. Les phrases qui figurent sur les plaques reproduisent au mot près la réponse de chacun des villageois. Chaque citoyen est ainsi co-auteur, responsable de l'oeuvre et porteur de la mémoire qu'elle constitue face à l'oubli.

Dans la tradition du pays

Marie Jeanne de Fouesnant dans le Finistère.
Ce monument au mort, est un peu particulier, car il s'inscrit tant par sa technique sculpturale et statuaire, que dans le choix du sujet dans la tradition bretonne.

    « C'est la vieille maman de la terre Bretonne,
    Qui pleure sur ses fils tombés au champ d'honneur,
    Visage buriné par l'âge et la douleur,
    Que je veux saluer sous le ciel monotone.
    Seule...Point de soldat ou d'ange qui claironne,
    Monument sobre, unique et de telle valeur,
    Qu'on admire en passant la femme et le sculpteur,
    Déposant à leurs pieds une même couronne.
    Adossée à l'église et face au cimetière,
    Coiffe de deuil, debout, recueillie, en prière,
    Marie Jeanne, mère immortelle de Fouesnant,
    Du pays tout entier n'est elle pas l'image?
    Gravité, force et grace, où l'esprit va glanant,
    Des bois remplis d'oiseaux aux féériques rivages.»

C'est ainsi que la poétesse Marcelle Duba a exprimé son émotion devant ce monument aux morts de Fouesnant en Juin 1965. Ce monument est l'oeuvre de René Quillivic, sculpteur breton. La conception et la décision de confier la réalisation de ce monument à Quillivic ne sont pas le fruit du hasard.
Marie Jeanne de Fouesnant dans le Finistère. En effet, c'est 180 des enfants de Fouesnant qui ne sont pas revenus de la guerre. Les rescapés, souvent mutilés, racontent le guerre. Les assauts dévastateurs pour regagner quelques métres de terrain, reperdus quelques jours plus tard. Aprés chaque attaque, les soldats blessés, abandonnés par leurs camarades à cause des tireurs allemands, hurlaient de douleur certe mais aussi pour appeler à l'aide leurs camarades et les brancardiers. Mais peu à peu les cris diminuaient, désespérés les soldats agonisants appelaient alors leurs mères : " Mamm, Mamm, savetet enmom...Sicouret ennom" . Plus que les blessures et le gaz, les cris des condamnés, abandonnés de tous, appelant leurs mères en ultime recours, ont marqué à jamais les rescapés.
Dés 1920, le comité en charge du "monument" decide que celui ci symbolisera les souffrances d'une mère fouesnantaise en costume de deuil dans une attitude de résignation et de prière. Pour le modéle, le comité décide de choisir une mère qui a perdu plusieurs de ses enfants. C'est Marie Jeanne Nézet qui est choisie. Elle a non seulement perdu 3 de ses enfants (Jean, Pierre et Christophe) mais un autre fils, Yves a été gazé ainsi qu'un de ses gendres M. Bourhis. Ce dernier est par ailleurs revenu invalide, il a eu les pieds gelés au front.
Pour la réalisation de l'oeuvre, le comité décide de retenir René Quillivic, originaire de Plouhinec et statuaire de son état.

En conclusion

Si une image représentative de la guerre de 14 existe, c'est bien celle du poilu, ce soldat symbole même de l'âme des tranchées. C'est un poilu anonyme, représentation de tous ceux qui ont combattu. Au vu de l'impact du désastre humain sur les esprits, on aurait pu penser que la statuaire du poilu était la seule possible pour glorifier les Morts pour la France. Les autres représentations sont trop rares, essentiellement dans les petites communes.

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10 novembre 2007
 

Burkina Faso , la récup’art : les sculpteurs ferrailleurs

source :Barry Alceny Saidou | L’Observateur Paalga | jeudi 8 novembre 2007
Lire dans son contexte original : L’Observateur Paalga Actualité au Burkina Faso

Il y a un type de sculpture qui s’expose et s’exporte. Il s’agit de la récupération d’objets utilitaires ou de déchets, que l’on détourne de leur fonction première pour en faire des objets esthétiques. Il en sort une néosculpture et une autre forme de design. Est-ce de l’art ou simplement de l’artisanat ?

Recupart burkina fasso Vous les verrez sur les décharges en train de fouiller les détritus, de trier la ferraille, tournant et retournant en tous sens des fragments métalliques avant de les fourrer dans leurs sacs. Ils ne sont ni ferblantiers ni pauvres hères qui écument les poubelles à la recherche d’un objet en bon état à écouler. Non ! Ils sont des artistes qui trouvent la matière de leurs œuvres dans les débarras. Sûr que tous ne font pas les décharges, certains commandent des tonnes de ferraille dans les « casse auto », sorte de charnier ouvert où on désosse les automobiles et les appareils électroménagers. Tous reconnaissent, toutefois, qu’il y a un côté jouissif dans la collecte personnelle sur les décharges, parce qu’il y a parfois des illuminations à la vue d’un objet quelconque : un pot d’échappement de moto se transfigure dans une fulgurance en une trompette !

C’est armé de chalumeau, de fer à souder et de scie à métaux, de marteau que le sculpteur affronte la ferraille pour lui donner une fonction esthétisante ou utilitaire. Ainsi, il crée des fauteuils, des guéridons, des chaises, des fontaines et même des motos customisées. J’en ai admiré une devant le CCF George Méliès : Une petite moto très banale transformée grâce aux accessoires en une sorte de Harley Davidson pareille à celles que chevauchait la bande de Easy riders. N’est-ce pas ce côté bricoleur ou vendeur d’objets usuels qui fait que l’on considère celui qui fait de la récup comme un artisan ? Pourtant c’est la partie visible de l’iceberg, qui en fait oublier la plus importante : celle qui est immergée. Il y a dans la récup’art des œuvres de grande valeur. Avec Kelly, un artiste burkinabé, on voit surgir des dinosaures de Jurassic Parc, des musiciens, des femmes au travail et même des bonshommes dans des poses méditatives d’un impressionnisme très fort.

La statue « le Chinois » est un pendant du Penseur de Rodin. Toutes ces œuvres sont faites à partir des chaînes, des pignons, des moyeux, des pots d’échappement et d’objets hétéroclites arrachés à la rouille. Tout un monde naît de la récupération, qui est un art du détournement et du recyclage. L’artiste a le pouvoir de donner une autre vie ou une seconde vie aux objets de l’univers technologique et mécanique. La récup’art apparaît comme une forme de résistance à l’envahissement, par les objets, dans notre environnement. Une tentative de conciliation entre la technique et l’art ou à défaut une affirmation du primat de l’art sur la technologie, de l’homme sur la machine.

Parce que de la dépouille mécanique naît l’œuvre d’art. Une chose aussi qui est séduisante et spécifique à l’art de la récup, c’est les séances de création devant public lors des expos. Il s’agit, pour l’artiste, chrono en main, de faire sortir du chaos de ferraille une œuvre artistique devant les spectateurs. C’est une performance qui n’a pas son équivalent dans les autres arts : le peintre et le sculpteur classiques esquissent des croquis de l’œuvre à venir avant de s’attaquer à sa réalisation.

Avec la récup’art, l’artiste est vierge de tout projet quand il se confronte à la matière retorse faite d’un amas de ferraille. Ce qui va en sortir est accidentel. C’est une œuvre brute, non pensée, qui surgit de la collision du hasard des objets et du feu de l’imagination de l’artiste sous l‘écoulement du sablier, qui décompte la chute des minutes.

Il est plus juste donc de parler d’art pour les sculpteurs de la récupération parce qu’il y a toute une philosophie en amont de la pratique, celle de la résistance au monde industriel avec ses déchets envahissants, qui grignotent chaque jour un peu plus l’espace vital des hommes et il affleure aussi une façon de dire le monde et une recherche esthétique. Par conséquent la récup’art réunit les trois pierres de l’âtre sur lesquelles repose et bouillonne le chaudron de l’art.

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09 novembre 2007
 

«Laura», une installation d'Art Contemporain en Maurienne : 42 000 raisons d'espérer…

L'installation définitive de «Laura» a débuté au printemps 2001 dans le cadre d'un chantier-école qui a offert un emploi et une formation à une quinzaine de personnes pendant 6 mois. Cette installation s'est poursuivie pendant plusieurs années dans le cadre de chantiers d'insertion, de chantiers internationaux de jeunes, de chantiers de bénévoles... Elle prendra fin à l'automne 2007.
C'est le 22 septembre 2007 que Laura a été baptisée et inaugurée dans le cadre d'une fête «…que nous voulions grande, belle, rayonnante, solidaire…»

Couverture «Laura, Instalaltion Art Contemporain en Maurienne» L’installation de la création collective LAURA s’appuie sur une démarche culturelle ambitieuse, initiée en 1994.
L’idée de base était, dans le courant du land-art, d’associer un créateur contemporain à une population pour donnernaissance à une oeuvre collective riche de sens qui viendrait enrichir le patrimoine collectif de la vallée.
Ainsipendant deux années, de 1992 à 1994, l’association Solid’Art a élaboré le concept de cette création avec le soutien de partenaires compétents :
  • César et Philippe DECOUFLE qui ont apporté leur soutien et leurs compétences pour aider à rendre leprojet crédible,
  • des partenaires privilégiés : la DRAC qui avait confié le suivi de ce dossier à Corinne LELEUN et la mission culturelle du Département de la Savoie, sous la houlette de Dominique RICHARD,
  • le journal TELERAMA qui a décerné à ce projet le label « Evènement télérama »
Un cahier des charges pour l’organisation du concours a pu être élaboré afin d’être présenté aux artistes. Celui-cicomportait trois notions incontournables :
  • une oeuvre constituée de 42 000 éléments identiques,
  • enaluminium,
  • une oeuvre conçue par un artiste mais enrichie par des milliers de « petites mains », l’artiste devant se positionner comme le chef d’orchestre capable de faire jaillir la création des autres.
L’ensemble des partenaires a aidé à l’organisation de ce concours international. 250 créateurs de France, mais aussid’Allemagne et d’Italie ont travaillé sur le projet parmi lesquels Philippe FAVIER, Louis CANE, Guy de ROUGEMENT,Marie BOURGET, Jean-Sylvain BIETH, Christian RENONCIAT…
Un jury, présidé par Yves MICHAUD, alors directeur de l’Ecole National Supérieur des Beaux-Arts de Paris, avec le soutien de Serge LEMOINE, directeur du Musée de Grenoble, a retenu le projet proposé par le plasticien et sculpteur lyonnais
Marc BIETRY : LAURA.
«Laura, Une aura gravée» Le projet est constitué de 42 000 pièces d’aluminium en forme d’auras que chacun peut personnaliser en gravant son nom, un message, un dessin…
L’association Solid’Art a mis en place un atelier de gravure et s’est attachée à mettre en place parallèlement des moyens permettant au plus grand nombre d’être acteur de cette aventure artistique (ateliers itinérants dans les écoles,les maisons de retraite…).
Pour installer de manière durable cette oeuvre et faire un site culturel fiable, un chantier important a démarré en 2001.Situé sur la commune de Ste Marie de Cuines, le terrain qui accueille LAURA représente une superficie de 5000 m² sur une pente de 90 %. Ces conditions extrêmes ont nécessité une étude technique poussée afin de déterminer la méthode d’installation de l’oeuvre (étude financée dans le cadre du CGD). Le bureau d’études SETEC a retenu la technique des matelas Reno : ce sont près de 1500 m3 de pierres qui doivent être déplacés manuellement et remodelés à l’aide de cages métalliques. Elles formeront le support sur lequel seront fixés les 42 000 pièces d’aluminium.
L’opération proposée dans le cadre du contrat permettrait de finaliser la mise en oeuvre d’un site culturel vivant,unique au monde, véritable hommage à la culture mauriennaise, en soutenant :
  • Quatre années de travail, six mois par an avec une dizaine de personnels employés spécialement pour ce chantier, pour achever l’installation de l’oeuvre,
  • Parallèlement, l’animation des ateliers artistiques en direction de la population.

A lire aussi :

Liens utiles :

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05 octobre 2007
 

Les métiers de la Pierre

auvergne

Sculpteur sur pierre Les activités du sculpteur se partagent entre la création et la restauration d'œuvres. La pierre est choisie en fonction de ses caractéristiques physiques : densité, volume, surface, dureté et fiabilité. Pour la restauration elle sera de même provenance que la pierre d'origine. Le sculpteur imagine la forme à sculpter à l'intérieur du bloc et les effets de volume et de lumière. Il utilise différentes techniques de sculpture pour donner vie à la pierre.

Sculpteur ornemaniste Le sculpteur ornemaniste dessine un modèle à reproduire sur papier calque et le reporte sur la pierre à l’aide d’un carbone. Il utilise ciseaux, gravelets, gratte fond et massette pour sculpter des ornements et motifs décoratifs en bas relief.

Sculpteur statuaire Le sculpteur statuaire extrait de la pierre des sculptures en ronde-bosse ou en haut relief liées à l’architecture. Après l’ébauche de la forme, il utilise des ciseaux, des gouges et des rifloirs (râpes) pour traiter les détails. Il travaille en création ou en restauration.

Fontainier

Le fontainier réalise vasques et fontaines contemporaines ou classiques à base de pierres taillées et sculptées. Il utilise les technologies nouvelles pour régler les jets d’eau à programmation électronique.

Graveur sur pierre La gravure sur pierre est un art ancestral, les premières traces remontent à la préhistoire (animaux gravés dans les grottes) mais on trouve les premiers "écrits" dans les pyramides d'Egypte, ensuite sur les bâtiments d'architecture grecque ou romaine, à but religieux ou administratif. A Paris, c'est l'Obélisque de la place de la Concorde qui est l'élément le plus ancien. Le graveur sur pierre réalise des inscriptions ou des motifs décoratifs, en creux ou en relief, sur toutes les roches (marbre, granit, pierre calcaire, grès, ardoise, basalte).

Marbrier Le marbrier est spécialisé dans le sciage, la taille et le polissage du marbre en blocs ou tranches. D’après un plan, il trace la forme voulue sur le matériau à l'équerre, la règle et le compas. Il procède à la découpe et au polissage à l’aide de machines ou d’outils à main.

Marqueteur de pierres dures Roi du trompe l’œil, le marqueteur de pierres dures maîtrise toute la palette des couleurs des pierres. Il débite les blocs en tranches de faible épaisseur à la scie circulaire et les double d’une feuille d’ardoise. Chaque pièce est découpée avec précision, collée sur la plaque et ajustée à la meulette.

Tailleur de pierre Les principales activités du tailleur de pierre sont : le tracé, la taille, le débit, la pose, le ravalement et la " stéréotomie " (géométrie) suivant des normes précises. Le tailleur de pierre peut intervenir dans toutes les phases de travail : de l'extraction de la pierre à la pose. Il doit tirer le meilleur parti d'un bloc venant de la carrière pour réaliser des éléments tels que des linteaux, des arcades, des voûtes, des façades, des socles, des cheminées, des éléments d'escalier ou de fenestrage. La commande qu'elle soit publique ou privée permet d'établir un devis et une étude qui sont soumis au client. Une fois l'accord obtenu, la commande des blocs de pierre peut être effectuée. Le travail du tailleur de pierre se décompose en différentes étapes qui vont du simple relevé à l'esquisse, de l'étude de l'appareillage ou calepinage à la réalisation de volumes taillés.

Tourneur sur pierre Le tourneur sur pierre fixe la pierre dans l’axe du tour. Lorsque le mouvement rotatif est lancé, l’outil entaille la pierre. Les reliefs prennent forme, en respectant les contours du gabarit. Il lisse ensuite le bloc et le ponce.

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04 octobre 2007
 

Toutes les photos du site du Chemin Fais'Art en un seul diaporama

Si vous avez un quart d'heure à passer, visualisez donc le diaporama de l'intégralité des photos du site Les Pierres qui Marchent....

Diaporama Chemin Fais'Art Choisies aléatoirement parmi plus de 500 photos, voici le diaporama complet des sites internet de l'association Chemin Fais'Art. Il vous faudra entre 15 minutes et 20 minutes pour voir l'ensemble de ces photos selon la vitesse de votre connexion internet. Le plug'in Flash est nécessaire à l'éxécution du diaporama.
Accèder au diaporama...

Intégrer le slideshow (diaporama) à mon site ou à mon blog.

Il vous suffit de recopier le code dans la zone texte ci-dessous et de la coller sur la page Web concernée. Les paramètres WIDTH/HEIGHT (largeur/hauteur) peuvent être modifés en fonction de votre mise en page. Les largeurs autorisées sont les suivantes (en pixels) : 32, 48, 64, 72, 144, 160, 200, 288, 320, 400, 512, 576, 640, 720, 800. Pour la hauteur un rapport d'affichage 4/3 est conseillé (ex pour une largeur de 640, une hauteur de 480 est la mieux appropriée).
Plus d'infos sur les albums Web (1 Go de stockage gratuit)

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02 octobre 2007
 

Les pierres qui marchent et les livres qui voyagent

Au gré de vos promenades le long du Chemin Fais'Art, ne soyez pas étonné de trouver un jour un livre en un endroit, au pied d'un arbre, sur une sculpture. Ce sont les livres voyageurs des adeptes du "BookCrossing".

Livre dans un arbre Bookcrossing fais'art

Qu'est-ce que le bookcrossing ?

"Les livres sont faits pour être lus, c'est pour cela qu'on les prête, qu'ils continuent leur chemin et que l'on ne vous les rend jamais. Ils doivent circuler et non rester inertes."
(August Strindberg).
Le bookcrossing est un phénomène mondial que l'on peut apparenter à Wheresgeorge (site web qui permet de suivre ses dollars grâce aux numéros de série des billets de banque américains), au geocaching (loisir qui consiste à chercher des objets cachés dans la nature grâce au GPS), ou plus récemment au postcrossing (il s'agit d'envoyer des cartes postales à des inconnus, partout dans le monde). Dans le cas du bookcrossing, il s'agit de faire circuler des livres en les libérant dans la nature pour qu'ils puissent être retrouvés et lus par d'autres personnes, qui les relâcheront à leur tour.
Leur but, tout simplement, est de faire du monde une bibliothèque ! Le BookCrossing est un moyen d’échange des livres aux proportions infinies, le seul dans son genre. logo Bookcrossing

Et les Pierres qui marchent ?

Le lieu imprégné de mystère et d'énigmes est un lieu propice au dépôt d'ouvrage littéraire. Retrouver un livre pour un "bookcrosseur" passe par une énigme publiée sur leur site internet. Les dernières énigmes publiées et signalant un livre abandonné sur le site du Chemin sont simples et sont aussi une invitation à une promenade.
Quelques exemples d'énigmes :

  • Pour le livre d'Agatha Christie , "Les Pendules" l'énigme est :
    " sur le serpent"
  • Pour le livre d'Agatha Christie , "Mr. Brown" l'énigme est :
    "Sur le mur dentelle"
  • Pour le livre d'Aimé Roche , "Chantal Jouve" l'énigme est :
    "dans un noisetier jouxtant une salon de sièges et de coussins de pierre"

  • Pour ce dernier livre, l'histoire de son voyage commence au Parc Monjuzet à Clermont-Ferrand en septembre 2006, les dernières nouvelles datent d'avril 2007 avec cette énigme. Personne n'a de nouvelles de ce livre, il est actuellement quelque part.

    En savoir plus sur le "bookcrossing"

    Le site miroir en français : afin de faciliter le BookCrossing à ceux qui ne parlent pas anglais
    Le site officiel en anglais : bookcrossing.com
    Et concernant les exemples ci-dessus cliquez ici (en anglais).
    Voir aussi sur evene.fr

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    05 août 2007
     

    Le nouveau site du Chemin Fais'Art est en ligne

    Page d'accueil du site Chemin Fais'Art, les pierres qui marchent... Après de nombreux mois d'absence sur internet, le site du Chemin est à nouveau en ligne sous une autre adresse web. En effet le nom de domaine www.lespierresquimarchent.com a été racheté par une société américaine qui fait commerce des noms de domaine dont la date de validité a expiré. Si bien que nous sommes passés en ".fr". La nouvelle adresse de la Gazette du Chemin est :
    www.lespierresquimarchent.fr.
    Nous espérons que cette nouvelle mouture du site vous conviendra. Profitez du blog pour nous faire vos commentaires sur lespierresquimarchent.fr.

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