28 juin 2009
 

Le chemin Fais'Art à la une d'un ouvrage de référence

Paru en 2008, un livre sur la pierre de Volvic

Copyright : B.BARON -Admin Juin 2009 - Chemin Fais'ART - Gilles Perez

Volvic une pierre et des hommes Collectif sous la direction de Yves CONNIER

Ce n'est pas par hasard qu'une oeuvre de Gilles Perez, située sur le chemin Fais'art, a fait l'objet de la couverture du livre "Volvic, une pierre et des hommes" sous la direction de Yves Connier. Nous vous invitons à lire cet ouvrage de référence, écrit par un collectif de spécialistes universitaires et auvergnats.
Résumé
Dans la seconde moitié du XIIe siècle, les bâtisseurs auvergnats mettent en oeuvre tout l'éventail des pierres disponibles dans leur région. L'enthousiasme fouisseur des carriers amène à la lumière une lave jusqu'alors inexploitée : la pierre de Volvic, qui participe localement à la fin de la fièvre constructive romane. Rapidement reconnue pour ses qualités exceptionnelles, cette pierre séduit dès le XIIIe siècle les trois principaux centres urbains, Clermont, Riom, et Montferrand pour leurs édifices publics, religieux ou privés. Dès le début, la profession des peyradous (carriers, tailleurs de pierres, sculpteurs), se constitue en une véritable chaîne fourmillante entre Volvic et le bassin de Clermont-Riom. Au fil des siècles, les usages spécifiques de la pierre – croix, fontaines, monuments funéraires – lui servent d'ambassadeurs au-delà de l'Auvergne, à Paris par exemple. Le dix-neuvième siècle voit naître l'Ecole d'Architecture de Volvic, unique formation régionale aux métiers de la pierre. À cette époque, l'industrie chimique, dans l'Europe entière, devient un débouché important, entraînant une exploitation intense. L'émaillage de la lave, connu au XIXe mais développé au XXe, est une application connue sous la forme de tables d'orientation et de parements décoratifs. À la Belle Époque, le secteur de la pierre fait vivre 1100 personnes et leurs familles, à Volvic et dans les envions. Que ce soit par des noms illustres d'artistes ou par des milliers d'anonymes, la communauté des métiers de la pierre a su préserver, du XIIe siècle à nos jours, des traditions à la fois paysannes et artisanales : le vin, le patois, les sobriquets, les fêtes religieuses ou profanes. Les savoir-faire de taille, sculpture, gravure et émaillage de la lave, auxquels il convient d'ajouter des formations récentes axées sur la valorisation du patrimoine bâti, font de Volvic un creuset de compétences séculaires et constamment renouvelées. Une dizaine d'auteurs aux approches complémentaires – géologie, taille de pierre et sculpture, histoire de l'art, sociologie et anthropologie des métiers – ont uni leurs efforts pour rédiger cet ouvrage.

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12 juillet 2008
 

La vie sur l'île de Molène il y a 4 000 ans

Sur le site de Ber ar Loued, à Molène, on a découvert une maison en pierres sèches, datée du Campaniforme, particulièrement bien conservée. De même facture que la cabane de pierres sèches située sur le parking du chemin Fais'Art, découvrez cette nouvelle preuve de l'ingéniosité de nos ancêtres de l'extrême fin du Néolithique, de la culture campaniforme.

Copyright : Ouest France 10 Juillet 2008

Après six années de fouilles, les archéologues du site de Ber ar Loued ont découvert comment on vivait à Molène il y a 4 000 ans.

« Grâce à tout le matériel qu'on a trouvé et à la bonne conservation des os, on sait qu'il y a plus de 4 000 ans, les habitants de Molène élevaient des moutons, des boeufs et des cochons et chassaient parfois le phoque gris » explique Yvan Pailler, directeur des fouilles archéologiques qui se déroulent sur le site Ber ar Loued tous les étés depuis six ans.

Cet été, ils ont fouillé dans la partie sud du site et ils y ont retrouvé des fosses dépotoirs avec beaucoup de matériel à analyser.  C'est très important parce qu'en Bretagne, on n'a que cinq autres sites de la période préhistorique avec de la faune conservée ».

Maintenant, on peut aussi dire que les habitants de Molène consommaient du blé, des pois, des fèves, des noisettes et plus d'une trentaine d'espèces de poissons. Ce qui a permis leur bonne conservation et donc leur découverte, ce sont les amas de coquilles de mollusques.  Cela neutralise l'acidité des sols et permet la conservation des éléments. C'est exceptionnel en Bretagne où les terres sont très acides. »

D'importantes découvertes

Ils y ont trouvé aussi plein de céramique, des vases caractéristiques du Campaniforme*. Une spécialiste céramologue, Laure Salanova, a d'ailleurs travaillé avec eux cet été.  On a réussi à recoller des morceaux et à reconstituer des poteries entières. Les pièces sont presque intactes. Leur qualité est impressionnante. »

Le Campaniforme en Bretagne est assez connu mais plutôt dans son aspect funéraire. À Molène, par contre, ils ont trouvé des objets du quotidien, ce qui a permis de comprendre le mode de vie des habitants.

 Nous avons également fait une découverte très importante au niveau du travail du cuivre qui est assez peu connu dans l'Ouest de la France », explique Henry Gandois, codirecteur du chantier et spécialiste en paléométallurgie.

Il y a deux ans, ils ont trouvé un moule à barres en granite, un des seuls connus en France. L'année dernière, une scorie cuivreuse a ainsi été découverte et cet été, ils ont déniché ce qui pourrait être une perle en cuivre.

Ces éléments leur font penser qu'il y a eu une production de métaux sur le site. Ils rêvent depuis de trouver un atelier bronzier.  C'est intéressant parce qu'on connaît moins bien l'apparition de l'Âge du Cuivre dans le domaine atlantique que dans le sud de la France, où il y a des complexes miniers très bien fouillés. »

Un site unique dans l'Ouest

Reste que la découverte principale de ce site est une maison en pierre sèche, datée de l'extrême fin du Néolithique, de la culture campaniforme.  C'est très important parce que ce type d'habitat, on ne le trouve nulle part ailleurs dans l'Ouest de la France. Celui-ci est particulièrement bien conservé. On a trouvé des murs jusqu'à 1,40 m de haut et près de 2,50 m de large par endroits. »

D'ailleurs, entre 20 et 25 personnes travaillent chaque année sur ce site : des chercheurs mais aussi des étudiants, venus parfois d'Irlande, d'Écosse ou d'Italie. Tous des bénévoles passionnés.

Le chantier, financé par l'État et le conseil général, aura sa place au sein de Brest 2008. Ils y tiendront un stand où les visiteurs pourront se renseigner sur toutes ces découvertes.

Clara LEAL-ESTEVE.

*Vers 2000 av. J.-C

Ouest-France

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07 novembre 2007
 

Sur les traces du passé...

Le service de l'Inventaire du patrimoine a publié, dans le cadre des "Cahiers du Patrimoine", une enquête sur l'évolution de la ville de Riom : «Riom, une ville à l'oeuvre» .

Couverture «Riom, une ville à l'oeuvre» Capitale des terres royales d’Auvergne de 1212 à 1557, Riom fut durant toute cette période d’opulence un centre administratif et judiciaire important. Connue pour son plan régulier, cher aux bâtisseurs des XVIIe et XVIIIe siècles, et pour son paysage urbain homogène qui lui a valu le qualificatif de "décor de théâtre", la ville recèle pourtant des traces d’une histoire longue et parfois insolite.
L’inventaire de ces traces, parmi lesquelles de curieux vestiges conservés dans les caves et les greniers, a mis en évidence différentes phases du développement de la ville.
L’ouvrage dépeint ces originalités de l’architecture et de l’urbanisme riomois : la rue qui sert de monument à la ville, la place-carrefour centrale à partir de laquelle sont découpées des fenêtres sur le paysage verdoyant des alentours, les remises traitées comme des maisons, les inventions en matière de distribution (escaliers, ruelles, passages), les détails de traitement des façades qui permettent de lire la composition intérieure des maisons…
Largement documentée de photographies souvent inédites, cette enquête approfondie de l’Inventaire du patrimoine d’Auvergne séduira tous les passionnés d’histoire et d’architecture.
Source: Site DRAC Auvergne : Cliquez ici…

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05 octobre 2007
 

Les métiers de la Pierre

auvergne

Sculpteur sur pierre Les activités du sculpteur se partagent entre la création et la restauration d'œuvres. La pierre est choisie en fonction de ses caractéristiques physiques : densité, volume, surface, dureté et fiabilité. Pour la restauration elle sera de même provenance que la pierre d'origine. Le sculpteur imagine la forme à sculpter à l'intérieur du bloc et les effets de volume et de lumière. Il utilise différentes techniques de sculpture pour donner vie à la pierre.

Sculpteur ornemaniste Le sculpteur ornemaniste dessine un modèle à reproduire sur papier calque et le reporte sur la pierre à l’aide d’un carbone. Il utilise ciseaux, gravelets, gratte fond et massette pour sculpter des ornements et motifs décoratifs en bas relief.

Sculpteur statuaire Le sculpteur statuaire extrait de la pierre des sculptures en ronde-bosse ou en haut relief liées à l’architecture. Après l’ébauche de la forme, il utilise des ciseaux, des gouges et des rifloirs (râpes) pour traiter les détails. Il travaille en création ou en restauration.

Fontainier

Le fontainier réalise vasques et fontaines contemporaines ou classiques à base de pierres taillées et sculptées. Il utilise les technologies nouvelles pour régler les jets d’eau à programmation électronique.

Graveur sur pierre La gravure sur pierre est un art ancestral, les premières traces remontent à la préhistoire (animaux gravés dans les grottes) mais on trouve les premiers "écrits" dans les pyramides d'Egypte, ensuite sur les bâtiments d'architecture grecque ou romaine, à but religieux ou administratif. A Paris, c'est l'Obélisque de la place de la Concorde qui est l'élément le plus ancien. Le graveur sur pierre réalise des inscriptions ou des motifs décoratifs, en creux ou en relief, sur toutes les roches (marbre, granit, pierre calcaire, grès, ardoise, basalte).

Marbrier Le marbrier est spécialisé dans le sciage, la taille et le polissage du marbre en blocs ou tranches. D’après un plan, il trace la forme voulue sur le matériau à l'équerre, la règle et le compas. Il procède à la découpe et au polissage à l’aide de machines ou d’outils à main.

Marqueteur de pierres dures Roi du trompe l’œil, le marqueteur de pierres dures maîtrise toute la palette des couleurs des pierres. Il débite les blocs en tranches de faible épaisseur à la scie circulaire et les double d’une feuille d’ardoise. Chaque pièce est découpée avec précision, collée sur la plaque et ajustée à la meulette.

Tailleur de pierre Les principales activités du tailleur de pierre sont : le tracé, la taille, le débit, la pose, le ravalement et la " stéréotomie " (géométrie) suivant des normes précises. Le tailleur de pierre peut intervenir dans toutes les phases de travail : de l'extraction de la pierre à la pose. Il doit tirer le meilleur parti d'un bloc venant de la carrière pour réaliser des éléments tels que des linteaux, des arcades, des voûtes, des façades, des socles, des cheminées, des éléments d'escalier ou de fenestrage. La commande qu'elle soit publique ou privée permet d'établir un devis et une étude qui sont soumis au client. Une fois l'accord obtenu, la commande des blocs de pierre peut être effectuée. Le travail du tailleur de pierre se décompose en différentes étapes qui vont du simple relevé à l'esquisse, de l'étude de l'appareillage ou calepinage à la réalisation de volumes taillés.

Tourneur sur pierre Le tourneur sur pierre fixe la pierre dans l’axe du tour. Lorsque le mouvement rotatif est lancé, l’outil entaille la pierre. Les reliefs prennent forme, en respectant les contours du gabarit. Il lisse ensuite le bloc et le ponce.

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